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RENSEIGNEMENTS SUPPLEMENTAIRES SUR L' ANNUAIRE  G

    GUILLOT JEAN
Vannes

Vannes "sans culotte" :  la Révolution racontée par deux escholiers
du collège Saint-Yves (06.2021)

Editions Montagnes noires
https://www.coop-breizh.fr/10240-vannes-sans-culotte-la-revolution-racontee-par-deux-escholiers-du-college-saint-yves-9791097073732.html

https://edmontagnesnoires.weebly.com/jean-guillot.html

 Découverte d'un nouvel ouvrage de l'Auteur par un article de presse

D'après l'article du journal Ouest France du18.07.2021 de Cyrill ROY
Jean Guillot raconte le Vannes de la Révolution
Pour son dixième ouvrage,
 Jean Guillot, ancien commissaire divisionnaire qui a pris sa plume à la retraite, évoque
le Vannes de la Révolution. Une histoire conflictuelle méconnue.

Vannes et la Révolution, c’est une histoire que l’on connaît peu. Comment vous est venue l’idée d’en faire un livre ?
 
Je suis en pleine Révolution depuis longtemps.
 Du moins dans mes ouvrages. J’ai beaucoup de documents sur le sujet, près d’une cinquantaine de kilos, puisque je ne mets rien en ligne.
 Pendant le premier confinement, je me suis dit que j’allais écrire sur la vie des Vannetais pendant la Révolution française.
 Je savais où j’allais et il n’a pas été difficile de sortir quelque chose.

Je suis allé aux archives municipales pour poursuivre mon travail de documentation.
 On m’y a fourni une carte de Vannes en 1785 que j’incorpore dans mon ouvrage

Comment est la ville de l’époque ?

À la veille de la Révolution, Vannes est une cité médiévale qui est sortie de ses murs, avec des constructions tout autour.
C’est aussi une ville religieuse. Beaucoup de couvents sont plus ou moins pleins.
 Les couvents de religieuses sont très fréquentés, car elles s’occupent d’éducation et d’aide à la personne.
Les institutions d’hommes marchent beaucoup moins bien.

Le marché a lieu les mercredis et samedis, comme aujourd’hui, pratiquement aux mêmes emplacements.
 Au lieu de l’hôtel de ville, il y a la grande place du Marché, à côté de la chapelle et du collège Saint-Yves.
 Il y a aussi la place du Marché-au-Seigle, à l’actuelle rue Thomas-de-Closmadeuc, la place des Lices, la place Gambetta et,
 au rez-de-chaussée du musée de la Cohue, un grand nombre de bouchers et boulangers.
 Vannes est au cœur d’une forte activité commerciale à cette époque.

Quand la Révolution française atteint-elle Vannes ?
Elle commence très tôt dans la cité, alors qu’il n’y a pas encore d’incidents majeurs dans les autres régions de France.
 Les premiers coups de feu font suite au vote de la constitution civile du clergé.
 Les prêtres sont obligés de prêter serment à cette constitution, mais ils sont une grande majorité à la refuser dans le département

Dans son ouvrage Vannes « sans-culotte », Jean Guillot revient sur les dates clés de la Révolution à Vannes.
En 1790, on raconte aux paysans que l’évêque est prisonnier des révolutionnaires.
15 000 paysans viennent d’Elven, de Treffléan et des environs pour aller le délivrer.
 Les révolutionnaires ont peur car ils n’ont pas beaucoup de troupes pour se défendre.
 Ils appellent les Lorientais, qui ont la particularité d’être les seuls du Morbihan à être très fortement républicains,
alors que le reste du département est antirépublicain.
 Lorient envoie des renforts qui vont au combat avec les paysans au château du Liziec. Le bilan est de quelques morts.
En réalité, l’évêque n’était pas prisonnier mais seulement caché. Le problème, c’est que les paysans se sont fait tirer dessus, et les révolutionnaires regrettent qu’il y ait eu des morts.

Que se passe-t-il ensuite ?
Les paysans se font de nouveau tirer dessus en mars 1793, au plus fort de la Révolution.
 Ils ne livraient déjà plus Vannes depuis 1790, et à partir de ce moment, ils n’y mettent plus les pieds.
Les marchés sont vides et les Vannetais connaissent une période de famine
. Il y a des hauts et des bas.
 Durant la Terreur, les paysans sont obligés de livrer quelques grains, mais ça ne dure pas longtemps.
 La bouillie étant le principal repas, les grains sont nécessaires. Mais il n’y a plus rien, même pas de suif pour faire les chandelles.
 À partir de 1793, tout le tour de Vannes est tenu par des Chouans et il devient difficile de sortir.
 Les convois qui partent vers Rennes sont systématiquement attaqués s’il n’y a pas d’escorte suffisante.

Comment est perçu le mouvement révolutionnaire à Vannes ?
C’est une ville qui n’aime pas tellement la Révolution.
 À ce moment, les Vannetais, et les Bretons de manière générale, en ont marre de voir leurs prêtres pourchassés et ils ne croient plus aux promesses d’égalité devant l’impôt
. Sans compter que les révolutionnaires vannetais ne sont pas du coin en réalité : ils viennent de partout en France.

Dans votre ouvrage, l’histoire est racontée par deux élèves du collège Saint-Yves. Pourquoi avoir utilisé ces deux personnages fictifs ?
À la veille de la Révolution, le collège Saint-Yves est une institution centrale à Vannes, depuis déjà plusieurs générations.
 Toute l’élite, fils de paysans, petits nobles, artisans et commerçants s’y retrouvent.
 Comme il n’y a pas d’internat, les collégiens dorment en ville, chez des particuliers.
Faire parler ces deux élèves permet aussi de rendre le récit plus vivant, moins académique
. Ils sont fictifs mais je ne leur fais pas dire n’importe quoi. Ils correspondent à l’esprit moyen d’un Vannetais de l’époque :
 ils ont l’esprit de clocher et critiquent la bourgeoisie révolutionnaire.

Vous vous intéressez beaucoup à l’histoire de la Bretagne. D’où vous vient cette passion ?
Avant de faire du droit et de passer le concours de commissaire de police, j’ai eu une licence et une maîtrise d’histoire.
 À la retraite, n’ayant rien à faire, je me suis plongé dans les archives sur l’histoire de la police dans le département.
 Et j’ai découvert un fonds documentaire très important, notamment sur la Chouannerie, qui m’a donné envie d’écrire.

Des idées pour un prochain livre ?
J’aimerais écrire un dictionnaire amoureux de la Chouannerie.
 C’est un type de livre agréable à feuilleter, mais j’ai peur de ne trouver personne pour le publier.
 J’ai déjà cherché, mais je n’ai pas eu de réponse formelle.
 Mon prochain ouvrage devrait concerner les prêtres réfractaires.
 Beaucoup ont été guillotinés, fusillés, mais je vais ouvrir mes recherches pour raconter les histoires des prêtres résistants.

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Petite biograhie
1943
. Naissance à Vienne (Isère).
De 1991 à 1997. Directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) du Morbihan.
2002. Retraite de la DDSP du Haut-Rhin.
2008. Sortie de son premier ouvrage, Les Derniers Chouans du Morbihan 1830-1850.
2021. Parution de Vannes « sans-culotte » : la Révolution racontée par deux escoliers du collège Saint-Yves.

Il a obtenu en 2015 le prix Anne de Bretagne décerné par l’Association des Écrivains bretons
 pour son livre Révolution et Chouannerie en Morbihan
. Il est chevalier de la Légion d’honneur et officier dans l’ordre des Palmes académiques.

Prix: 18€50  (Chez l'Editeur, " dans toutes les bonnes librairies" et sur les sites spécialisés du web)


Résumé de l'Editeur

Les collégiens, de jeunes gars de douze à dix-neuf ans, vont applaudir des deux mains les premières réformes,
 mais voir avec stupeur les premiers pas d’une révolution de plus en plus violente dont ils s’éloignent.

Après le début des premières violences en février 1790, Vannes connaît la faim pendant dix ans,
 car les paysans ont désormais peur de ces bourgeois des villes qui font marcher les soldats contre eux,
 et ils désertent les marchés, entraînant une austérité forcée.
Dans une économie de disette, les habitants vont vivre la « Terreur » avec le passage de Prieur de la Marne,
 une épidémie de typhus avec l’arrivée de 3 500 prisonniers, les tentatives d’attaque des chouans, le culte de la déesse
 Raison dans la ci-devant cathédrale, les fêtes révolutionnaires peu fréquentées,
 la désertion d’une partie de la garde nationale vers les chouans, les chasses aux prêtres réfractaires,
 les mouvements de troupes incessants, les perquisitions et les arrestations arbitraires et l’émergence d’une bourgeoisie révolutionnaire, dont certains membres vont arrondir considérablement leur fortune …

L’auteur prête sa plume à deux élèves de dix-huit ans du collège Saint-Yves qui vont raconter parfois avec humour,
souvent avec tristesse, et aussi avec un esprit de clocher, la vie quotidienne des Vannetais pendant la Révolution française.


Connaissance de l'Auteur et de  ses ouvrages précédents  
 

Page réalisée le 9.10.2021

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